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Nos invités

Amandine Gay

AMANDINE GAY

Diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Lyon en communication elle s’oriente dès 2008 vers  le Conservatoire d’Art Dramatique de Paris 16. Interprète au théâtre, au ciné et à la télévision, elle décide de se lancer dans l’écriture de programmes courts pour la télévision en 2012. En 2014, elle passe à la réalisation avec un reportage sur les manifestations et un long métrage documentaire Afro-féministe qui s’intitule : Ouvrir La Voix

Elle est aussi contributrice pour le site d’information Slate.fr. En 2015, elle signe la préface de la première traduction française du classique de bell hooks, Ne Suis-Je Pas Une Femme

Cette année marque aussi son installation à Montréal où elle poursuit une seconde maitrise, en sociologie, afin de travailler sur l’adoption transraciale, un autre sujet qui lui est cher. Elle intervient aussi régulièrement comme conférencière à propos de l’afroféminisme, de l’intersectionnalité ou de l’adoption lors d’événements tels que le Spur Festival Toronto et Winnipeg ou dans des universités. Les étudiants ont pu l’entendre à l’Université du Québec à Montréal, à l’UOttawa, à l’université de Lausanne, à l’université Lumière Lyon 2, à l’École de Recherche Graphique de Bruxelles, à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales à Paris, etc.


 francoisevergesFRANÇOISE VERGÈS

Elle a un doctorat de sciences politiques, soutenu à Berkeley en , thèse publiée sous le titre Monsters and revolutionaries. Colonial family romance and metissage. Elle prend pour trame l’histoire politique de La Réunion depuis son origine jusqu’à nos jours, pour retracer le parcours de sa famille engagée en politique depuis 1930.

En 1996, elle enseigne à l’Université du Sussex et, depuis, 2000, elle est membre du département politique (sans enseigner) au Center for Cultural Studies du Goldsmiths College de l’université de Londres. Elle s’interroge sur les problématiques de l’esclavage colonial et les phénomènes de créolisation en utilisant des théories politiques insistant sur les logiques post-coloniales.

Après en avoir été vice-présidente, Françoise Vergès devient, le , en remplacement de Maryse Condé, présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage. Un décret du  la nomme présidente du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.

En , elle est « experte transversale », dans le cadre des états généraux de l’Outre-mer.

Elle est en outre, pendant plusieurs années, la directrice scientifique de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise (MCUR). Sa nomination, ainsi que le projet lui-même, sont sujets à débats dans la société réunionnaise. Le , le journaliste Pierrot Dupuy dépose plainte avec constitution de partie civile à l’encontre de Paul Vergès pour avoir nommé sa fille à la direction, ce qui constituerait selon lui une prise illégale d’intérêts. Le , la forte opposition au projet MCUR qui s’est exprimée dans les urnes, ainsi que la victoire de la liste conduite par Didier Robert au conseil régional de La Réunion, signent l’arrêt de mort du projet MCUR. Dès son élection, conformément à son programme, Didier Robert annonce la fin du projet MCUR.

Le 10 mai 2017, elle est nommée au groupement d’intérêt public dénommé « Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions ».

Militante féministe, Françoise Vergès collabore au journal Des femmes en mouvements, mensuel puis hebdomadaire, publié entre 1978 et 1982 et à la collection « Femmes en lutte de tous les pays », aux Éditions des femmes, de 1981 à 1983. Menant ses luttes féministes et anti-racistes de manière globale et locale, Françoise Vergès est notamment venue à collaborer avec l’association Rualité créée par la hip-hoppeuse Bintou Dembélé.

Elle est membre du MAFED (collectif de la Marche des Femmes pour la Dignité) Un groupe que le politologue Laurent de Boissieu situe dans le champ politique du racialisme et définit comme proche du Parti des Indigènes de la République. Elle est également membre du Collège de la diversité au ministère de la Culture et compte parmi les membres fondateurs du collectif Décoloniser les arts.

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